L’autopartage, une autre façon d’utiliser la voiture

Le Parc présente les solutions d’autopartage lors de réunions du 24 au 28 mars. Venez nous rencontrer pour en savoir plus sur cette pratique !

L’autopartage, c’est quoi ?

On connait aujourd’hui le covoiturage, qui désigne le partage d’un même trajet en voiture entre plusieurs personnes. Avec l’autopartage c’est l’usage du véhicule que l’on partage. Cette pratique peut se faire à l’aide d’un véhicule privé entre plusieurs ménages ou à l’aide d’un véhicule appartenant à une collectivité. Dans le premier cas, il s’agit de l’autopartage entre particuliers (AEP) et dans le second, il s’agit de l’autopartage en service public.

Plusieurs réunions seront ainsi organisées la semaine du 24 mars au 28 mars dans 5 communes du PNR pour présenter l’autopartage, entre particuliers et en service public :
• Mardi 24 mars à Meymac au Clau del Paìs de 18h45 à 20h.
• Mercredi 25 mars à Felletin à la Médiathèque de 18h45 à 20h.
• Jeudi 26 mars à Bugeat avec une présence au marché le matin et un atelier participatif le soir à l’étage de la mairie de 18h45 à 20h.
• Vendredi 27 mars à Gentioux, salle de la mairie de 18h45 à 20h.
• Samedi 28 mars à Eymoutiers avec une présence au marché le matin et un atelier participatif l’après-midi à la mairie, salle du conseil de 14h à 15h15.
Ces réunions s’inscrivent dans le cadre d’une étude portée par le Parc naturel régional de Millevaches en Limousin avec l’accompagnement de deux experts de l’autopartage, Milan Guérin et Elodie Trauchessec. En attendant ces réunions, cet article dévoile de premiers éléments sur le contexte de cette étude et le principe de l’autopartage entre particuliers (AEP).

Pourquoi l’autopartage sur le territoire du Parc ?

La voiture individuelle a été identifiée, en 2013, comme l’un des principaux contributeurs des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de la consommation énergétique de son territoire. Treize ans plus tard, la majorité des habitants du Parc en dépendent toujours pour leurs déplacements : 89,12% des ménages sur le Parc possèdent une voiture, dont 42,75% qui disposent de deux véhicules. Il en résulte une situation d’exclusion pour les 10,88% des ménages sans voiture, et pour les autres ménages, une situation de dépendance à un mode de déplacement toujours plus cher avec la hausse des prix d’achats et d’entretien du véhicule et du carburant. L’autopartage peut être une des réponses à ces problèmes.
L’autopartage nous libère partiellement de notre dépendance à la voiture individuelle et ouvre la voie aux mobilités alternatives. Il permet de lever la charge financière liée à l’achat d’un véhicule d’appoint. Ce faisant, il facilite l’achat d’un petit véhicule électrique bon marché et suffisant pour les petits trajets du quotidien. Par ailleurs, le fait de ne pas avoir directement accès à la voiture invite à chercher d’autres alternatives pour ces trajets. Ces alternatives, à savoir le vélo à assistance électrique, le covoiturage, les transports en commun, l’auto-stop, ne sont certes pas aussi pratiques que la voiture individuelle, mais peuvent être opérationnels selon les circonstances. L’autopartage offre donc un complément au déploiement de ces solutions alternatives à la voiture individuelle.

Focus sur l’autopartage entre particuliers

L’autopartage entre particuliers (AEP) permet d’utiliser un véhicule en commun entre plusieurs personnes et/ou foyers. Le véhicule est souvent la propriété d’un des autopartageurs, mais il peut aussi être possédé en indivision ou en association. Ouvert à tous et toutes, il s’adresse à toute personne majeure titulaire d’un permis de conduire valide. Il réunit des personnes disposant d’un ou plusieurs véhicules qui roulent peu et des personnes sous-équipées en véhicules ayant besoin d’un véhicule d’appoint. Les uns rendent services en partageant les coûts fixes d’un véhicule (entretiens, assurance). Les autres peuvent satisfaire un besoin ponctuel d’un véhicule. Moins onéreuse que les plateformes de location de véhicules entre particuliers (par exemple Getaround), le coût dépend alors du montant fixé par le groupe d’autopartageurs et oscille généralement de 0,10 à 0,38 centimes/km. L’AEP fait figure d’un coup de main solidaire entre habitants.

Il faut noter que les groupes d’AEP sont multiformes, tant dans leurs statuts que leurs fonctionnements, institués ou non. Certaines pratiques sont très informelles et reposent sur une interconnaissance entre les participants. L’organisation entre les emprunteurs se fait alors en direct, avec pour seul outil un carnet de bord laissé dans la voiture. D’autres personnes vont choisir de se regrouper en association, notamment pour faciliter l’accès à une assurance.
Les autopartageurs peuvent s’organiser autour d’un contrat oral ou écrit. L’écrit permet d’ouvrir les discussions, de se poser les questions logistiques et assure ainsi plus de sécurité. Il fixe :
• Le barème kilométrique ;
• Les usages réguliers du véhicule ;
• Les modalités de réservation pour les usages occasionnels ;
• La gestion des clés et des papiers du véhicule ;
• Et autres en fonction des groupes.

À ce jour, il n’existe pas encore d’assurance souple et bon marché adaptée aux groupes d’autopartage. Selon les cas de figure, le risque peut déjà être inclus dans votre assurance notamment avec la clause « prêt de volant ». Dans d’autres cas de figure les groupes d’autopartage ont recours à des sur-assurances spécifique (ex : Carthage) ou ont choisi de former une association pour accéder à des contrats d’assurance multiconducteur. Enfin des collectivités peuvent venir en appui aux groupes d’AEP pour porter des contrats de sur-assurance. C’est le cas, par exemple, du PNR de la Chartreuse, qui accompagne depuis 2022 ses habitants en prenant en charge une assurance adaptée, dans le but d’assurer l’emprunteur et d’éviter tout malus au propriétaire en cas d’accident. Pour aller plus loin, il est possible de se référer au guide proposé deux acteurs soutenant l’autopartage entre particuliers par le collectif de l’AEP et/ou le bureau d’études ADETE. En attendant, n’hésitez pas à retrouver les agents techniques du Parc aux réunions ou à prendre contact avec eux.

Pour aller plus loin


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