Le chien de protection : un animal particulier
Il doit à la fois être accepté du troupeau, le rassurer, dissuader tout dérangement et laisser passer les humains bien intentionnés, la majorité du temps en totale autonomie. Pour cela, la sélection génétique a permis d’identifier des familles de chiens plus adaptées à la protection des troupeaux : instincts de prédation et de confrontation atténués, instincts de protection et d’alerte accentués. Le chien de protection émet graduellement une gamme de signaux plus ou moins subtils pour alerter (aboiements) et dissuader (postures, interposition), pour éviter d’avoir à entrer en confrontation avec des intrus potentiels.
Indispensable à de nombreux éleveurs mais source de conflits
Ce chien est une protection active, autonome et qui, contrairement aux clôtures électriques, s’adapte au contexte. Les éleveurs qui s’en équipent aujourd’hui ont cependant envie que cette présence ne perturbe pas les autres activités du territoire, et s’appuient pour cela sur le travail de l’Institut de l’élevage, qui porte une filière de sélection des chiens et d’accompagnement technique à leur mise en place et leur gestion. Ils communiquent également via des panneaux d’information. Pour compléter ce dispositif, des structures territoriales agissent par la communication, la sensibilisation ou encore l’accompagnement éthologique.
L’importance de la connaissance des comportements des chiens
Si le chien a appris depuis des siècles à communiquer avec l’humain, il garde cependant des codes sociaux qui lui sont propres : certains comportements ou postures des autres espèces sont ainsi perçus à travers ce filtre. Connaître les attitudes perçues négativement et celles qui rassurent est essentiel pour ne pas apparaître comme une menace et pour appréhender les rencontres avec plus de confiance.
La rencontre
Rendez-vous le 2 octobre à 17h à Bezassas (Peyrelevade) – inscription obligatoire au 06 77 83 89 01
En savoir +
Pour ensavoir plus sur les chiens de protection, vous pouvez consulter Rando Millevaches ou les sites de l’Etat et de Pasto Kézako.
L’association VIE porte depuis 2013 un projet de recherche sur les comportements sociaux et spatiaux des chiens de protection.